Cas d’usage – Covid

Cas d’usage – Covid

Dernière mise à jour le 3/06/2020

De nombreux pays dans le monde ont choisi l’option du confinement afin de maitriser au maximum la propagation du COVID-19 et désengorger les hôpitaux. Puis, petit à petit, de nombreux pays, à l’instar de la France ont entamé une phase de déconfinement.

Et maintenant ? Entre prudence et retour à une certaine forme d’insouciance, comment va donc évoluer la situation sanitaire en France ? C’est la question qui est sur toutes les lèvres. 

Depuis le début de la crise, de nombreuses données sont publiées chaque jour sur le site du gouvernement et sont donc disponibles gratuitement.*

Chez Invenis, nous avons choisi de suivre la situation jour après jour, analyser l’évolution de l’épidémie de Civid et utiliser notre logiciel pour prédire la situation de la France. Les données sont issues de données Open Data et sont mises à jour automatiquement et quotidiennement dans Invenis. 

On vous aide à décortiquer tout cela !

 

Une situation différente au début et à la fin du confinement

Regardons la situation du nombre de patients en réanimation à 3 dates-clés.

  • Du 18 mars au 5 mai, seules 2 régions n’ont pas vu leurs hôpitaux saturés par des patients en réanimation liée au COVID-19. C’est ce qu’évoque la couleur grise sur la carte ci-dessous. Les régions grisées ont connu des périodes de saturation et de non-saturation de leurs hôpitaux.
  • Le 5 avril, au plus fort de la crise, la majorité du territoire est en rouge et en orange, c’est-à-dire que les hôpitaux sont saturés. Pour les régions en orange, le taux d’occupation des lits en réanimation dans ces régions-là est supérieur à 75%, pour celles en rouge, il est supérieur à 100%.
  • Le 11 mai, premier jour de déconfinement progressif, seule l’Ile-de-France occupe plus de 75% de ses lits en réanimation.

3 dates, 3 situations différentes. Que s’est-il passé ?

Des hôpitaux engorgés et des disparités importantes sur le territoire

Nous avons cherché d’abord à mieux comprendre les raisons qui ont poussé au confinement généralisé, en regardant de plus près la saturation dans la capacité d’accueil des hôpitaux en cette période de pandémie.

On voit bien sur les deux courbes ci-dessous que l’occupation des lits en réanimation a été sur-représentées au mois d’avril. Il y a eu un gros plateau entre le 5 et 9 avril, puis ce taux d’occupation a petit à petit diminué.  Par exemple, le 5 avril, le taux d’occupation des lits en réanimation était de 129%, ce qui signifie qu’il y avait plus de patients en réanimation que de lits disponibles. Un effet positif du confinement s’est fait ressentir par la suite puisque les courbes d’occupation des lits ont ensuite lentement diminué pour atteindre des niveaux plus bas, les capacités hospitalières tendent donc à se désengorger depuis la mi-avril.

Toutes les régions n’ont pas été confrontées avec la même ampleur par une hausse conséquente du nombre de patients. Si l’on suit le taux d’utilisation des capacités totales hospitalières, on voit effectivement assez bien que l’Ile-de-France et le Grand Est ont décroché par rapport aux autres régions. Ces deux régions ont eu un plateau à plus de 100% à deux moments différents, comme on peut le lire ci-dessous :

En parallèle, le taux d’équipement est très inégal sur le territoire. Par exemple, l’Ile de France compte quasiment trois fois plus de lits par habitant que Mayotte. Cela donne une idée des disparités de capacités d’accueil selon les régions, mais aussi l’ampleur de la crise sanitaire en Ile-de-France.

Une décrue des cas graves, des prédictions encourageantes

Enfin, lueur d’espoir, le taux de nouvelles hospitalisations, qui a connu un pic début avril, a tendance à descendre, avec des pics réguliers jusqu’à maintenant. Fait intéressant, on peut noter que le taux de nouvelles hospitalisations remonte le lundi. Comment expliquer ce pic du lundi ? Cette irrégularité dans les hospitalisations est-elle liée à l’organisation et à la gestion des patients pendant cette crise ? C’est surtout, enfin, une bonne nouvelle, puisque cela signifie que le nombre de cas graves diminue également depuis début avril !

Enfin, en utilisant ces données en y appliquant des modèles de prédiction, on peut prédire le nombre de passages aux urgences dans les prochains jours. Par exemple, le 19 mai, nous avions prédit 781 passages aux urgences alors qu’il y en a eu en réalité 789. La preuve que le Machine Learning a du sens en ce contexte de crise !

Si la tendance se confirme avec la sortie progressive du confinement, les prédictions sont plutôt encourageantes. Y aura-t-il une seconde vague comme certains experts le craignent ? Nous le saurons dans les semaines prochaines et ces nouvelles données nous permettront d’affiner nos prédictions !

Pour en savoir plus sur les tableaux de bord liés à la pandémie, contactez -nous.

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